Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 10:59

Ce jeudi 22 décembre 2011, il y a grève générale dans les services publics, ici en Belgique.  Comme certains travailleurs l’ont constaté, « si en Belgique, le gouvernement a mis plus d’une année pour être formé (541 jours), par contre il lui a suffit de deux semaines pour pondre des mesures d’austérité » sous la houlette d’un premier ministre « socialiste ».  

Les Syndicats préparent la réaction…En fait ils prévoient une « grève générale » pour le 31 janvier…

Manifestement, la « base » exprime un réel mécontentement, à tel point que les cheminots ont débrayé spontanément mercredi, paralysant une bonne partie de la Wallonie.  

En Wallonie, la grève est largement suivie.  Même les magistrats ont fait grève.  En Flandre, le clivage « linguistique » ne s’est pas fait sentir : Anvers, le Limbourg, le brabant flamand ont été paralysés.  Les syndicats se sont efforcés de mettre un terme au mouvement, même si à Charleroi, le mouvement de grève semble vouloir se poursuivre dans les transports régionaux.

Un acte tout symbolique a été accompli par quelques militants, jeudi midi : ils ont accrochés des banderoles bleues au fronton du siège du PS, pour dénoncer la politique « libérale » du PS.

Mais le gouvernement n’est pas plus assuré.  Si au départ, il annonçait une série de mesures réorganisant le régime des retraite des travailleurs, les diverses interventions médiatisées des Ministres essayent de calmer les esprits.   Le gouvernement promet des négociations après le vote à la Chambre : ce vote est intervenu la nuit du jeudi au vendredi.  Les socialistes ont donc accepté cette réforme des pensions.

Ce vote bafoue la « légalité bourgeoise » : normalement, une loi doit être soumise à la commission adéquate, avec suffisamment de temps pour débattre.  Tout a été bâclé.  Le Conseil d’Etat, qui est le garant de la légalité et de la constitutionnalité des démarches parlementaires a réagi.  Mais manifestement, il n’a pas été suivi.

Comme nous l’avons mis en évidence, samedi à la RP de PI, quelque chose a changé, ici dans le Royaume.

Même si le scénario des grèves de 60-61 n’entre pas en jeu, pour la bourgeoisie, elle reste également un souvenir pénible.  

Aujourd’hui, ce qui est mis « en cause », c’est la « concertation sociale » à la belge.  Le 1er Ministre ne parle pas des mesures, mais bien de « concertation sociale »,  et Monsieur Di Rupo de rappeler que « les grèves ne facilitent pas le dialogue social ».  Et les syndicats emboîtent le pas : que ce soit du côté FGTB, ou CSC, ils insistent sur le fait qu’un « espace de concertation » existe encore et ils invitent les travailleurs à la grève générale du 31 janvier.

FD

Les jaunes travaillent

“Je regrette pour les voyageurs parce qu’ils sont un peu surpris. Moi, je ne suis pas surpris parce que j’avais eu des échos de ce qui se préparait hier. J’ai essayé de tempérer les gens et de leur dire qu’on faisait grève tous ensemble le jeudi parce qu’il est toujours mieux de prévenir les gens…”, a déclaré Léopold Duplat, permanent CGSP Tournai joint ce matin par Miri Huys pour Bel RTL. À la question de savoir s’il soutenait cette grève, le délégué syndical s’est montré particulièrement évasif, lisez plutôt : “C’est une question problématique avec les instances syndicales… On ne va pas dire… On reconnaît que c’était indispensable de faire grève… C’est dommage que ça arrive comme ça”, a-t-il tenté d’expliquer. (…)

Leur presse (RTL.be), 20 décembre 2011.

 

 

 

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:49

 

Nous avons lu, nous avons aimé :

 

"KORSCH Karl : Notes sur l’histoire (1942)" Editions SMOLNY, 2011

ISBN : 978-2-9528276-2-1

 

Ce volume comporte deux articles du philosophe et révolutionnaire allemand Karl Korsch (1886-1961) : "The World Historians" et "Notes sur l'Histoire : Les ambiguités des idéologies totalitaires". Ces textes témoignent de la pertinence de sa réflexion sur ce que nous appellerions aujourd’hui l’« Histoire globale ». Appliquant son principe d'historicisation à l’histoire elle-même, Korsch analyse en matérialiste l’évolution qu’il constate dans les « sciences historiques ». Cet essai présente le basculement théorique d’une Histoire à visée universelle vers de nouvelles formes (institutionnalisées dans leurs versions démocratiques aussi bien que totalitaires) qui ne parviennent pas pour autant à rendre pleinement compte d’un processus historique qui, pour être « global », n’en reste pas moins « partie intégrante d’une structure de société donnée ». Ce volume de 117p. introduit par Charles Reeves, et se clôturant par un texte de Serge Bricianer : "Karl Korsch : Un cheminement politique", constitue une bonne introduction, ou un bon complément à la lecture des autres livres de Korsch

 

  KORSCH

 

("Marxisme et Philosophie", "Karl Marx"). Lisez-le, partagez-le, et commandez-le (10 euros) aux Editions Smolny (Règlement par chèque uniquement, à l’ordre de : 

  

 

SMOLNY 

43, rue de Bayard 
31 000 TOULOUSE

 

 

 

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 09:04

Près de deux milliards de personnes sur cette planète sont au chômage parce que le capitalisme n'a pas besoin d'eux. Des centaines de millions de personnes vivent dans des bidonvilles, car il n’est pas rentable de construire de maisons décentes pour eux. Des millions de personnes meurent de faim chaque jour, car ce n'est pas rentable de les nourrir. Tout le monde sait que notre planète est en danger et pourtant le capitalisme continue à la détruire dans sa chasse désespérée pour le profit. 

La productivité n'a jamais été aussi élevée, mais la pauvreté augmente. Le savoir-faire et les ressources sont là pour que chaque habitant de cette planète ait une vie décente, mais ce ne serait pas rentable. L’abondance est devenue possible, mais le capitalisme ne peut pas gérer l'abondance. Il a besoin de rareté. L’abondance dans le capitalisme signifie la surproduction, les crises, la misère. C'est insensé. Elle doit cesser.

Partout les gens élèvent la voix pour protester contre un système qui produit une misère croissante pour la majorité, et une richesse démesurée pour une minorité.

La vérité est que l’injustice, la distribution injuste de la richesse, fait partie intégrante du système et ne peut en être extirpée. Elle ne fera qu’empirer à mesure que le capitalisme sombre dans la crise, pour laquelle il n’y a pas d’issue (injecter davantage d’argent dans l’économie ou économiser : ils sont foutus s’ils le font, et foutus s’ils ne le font pas).

La « redistribution de la richesse » est une revendication inachevée qui ne va nulle part si elle n’est pas poussée plus loin. Comme le disait un slogan de Mai ’68 : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ». L’impossible à l’intérieur du capitalisme, évidemment. Bien qu’il y ait un certain nombre de capitalistes qui profitent de la crise, de manière générale le capitalisme en souffre également, parce qu’il y a moins de richesse à redistribuer.

Mais qu’est ce que la richesse ? Dans cette société, les biens et les services sont équivalents à de l’argent, à la valeur abstraite qui peut être amassée, possédée indéfiniment, ou, lorsqu’elle ne trouve pas d’acheteur, qui peut être gaspillée. L’argent, la valeur abstraite, décide donc ce qui peut être produit et ce qui ne le peut pas. Ca, c’est la logique dont nous devons sortir. Nous devons abandonner l’idée que la richesse c’est l’argent, que le travail est le travail salarié et commencer à voir la production de biens et de services comme des choses que nous pouvons créer les uns pour les autres. Nous devons réaliser que lorsque nous sommes ensemble nous pouvons utiliser les forces créatives dont dispose l’humanité pour créer de la technologie, des logements, de la nourriture, des transports, de l’art et beaucoup d’autres choses pour tout un chacun parce que le besoin est là, au lieu de produire pour le profit. Débarrassons-nous non seulement de Wall Street, de la Bourse, mais de tout le système exploitation-pour-l’argent.

Cette perspective peut paraître utopique à beaucoup aujourd’hui, mais elle deviendra de plus en plus réaliste à mesure que s’approfondit la crise du capitalisme.

 

PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE 

http://internationalist-perspective.org.  Notre Blog : http://ippi.over-blog.com/     

François  DESTRYKER. BP 22 1310 LA HULPE 

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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 08:55

La critique que fait RGF à PI, l’accusant d’une “raison humaniste et universalisme interclassiste”, d’une incompréhension de la réalité proletarienne, d’une incapacité à comprendre la conception matérialiste de la théorie de la lutte de classe, d’un enthousiasme pour les idéologies des “classes moyennes” ou de l’ “aristocratie ouvrière”, est elle-même située sur un terrain ideologique en-dessous du marxisme.

A mon avis la catégorie la plus importante de Marx est l’historicité; ça c’est le veritable centre de sa méthode: “Nous ne connaissons qu’une seule science, celle de l’histoire.” (l’Ideologie allemande)

 

L’histoire au sein de la nature, l’histoire des modes de productions, l’histoire au sein d’un mode de production spécifique, par exemple le mpc, des étapes dans son dévelopment, dans les modes de subsomption du travail au capital et dans la physionomie de la classe ouvrière. Le problème est l’absence de l’historicité dans la theorie de RGF, ou du moins dans son analyse du mode de production capitaliste (mpc). Sa vision du mpc est statique, figée, gelée. Il n’y a pas de processus dans la trajectoire du capitalisme. Au contraire, il y a la tendance a pérenniser les données immediates comme si on était encore en 1847 ou peut-être en 1917; il y a une série d’ invariances dans RGF: invariance des textes du marxisme; invariance du capital et ses modes d’extraction de plusvalue et d’accumulation; invariance du proletariat, qui semble resté pour RGF exclusivement les cols bleu dans les grande usines industrielles, qui produisent, chacun individuellement, de la plus-value.

 

Sur les textes du marxisme: est-il possible aujourd’hui de lire la Dialectique de la nature d’Engels comme autre chose qu’un exemple du matérialisme rudimentaire et mécanique qui caractérisait la Deuxième Internationale et puis le Stalinisme? Est-il possible de lire Materialisme et Empirio-criticisme de Lénine, avec sa theorie rudimentaire sur la connaissance comme simple reflet du monde extérieur dans le cerveau de l’individu, comme si un être humain était une caméra, et ne pas voir comme théorie comme une répudiation implicite des  Theses sur Feuerbach de Marx?   

 

 Et qu’en est-il des textes de Marx lui-meme? Aujourd’hui nous savons, grâce a la publication des propres manuscrits de Marx pour le Capital, et surtout des vastes manuscrits de 1861-1863 du premier volume de Capital, que le texte, à l’insistance d’Engels, a été raccourci et vulgarisé avant sa publication, et que l’édition de 1867 était à nouveau modifiée et vulgarisée avant que ne soit publiée la version que des  générations de révolutionnaires ont lue. Ces manuscripts contiennent des elements cruciaux qui anticipent la trajectoire actuelle du mpc, et démontrent son caractère de processus. Ces mêmes manuscripts de Marx rélèvent les modifications profondes dans l’extraction de la plus-value de l’ouvrier collectif, et des nouveaux modes d’accumulation sur l’échelle planétaire. Ni la mondialisation, ni le rôle du capital fictif et du secteur financier, ne sont réductibles à l’imperialisme de la conception léniniste, avec sa théorie de l’aristocratie ouvrière, ni au capital financier de Hilferding ou de Boukharine. Toutes ces theories sont dépassées; leur place est au musée des antiquités.

 

Mais le plus grande faiblesse théorique de RGF, à mon avis, est sa conception de la classe ouvrière, comme elle était encore au dix-neuvième siècle, statique dans son existence sociale. Où est l’ouvrier collectif des manuscripts de Marx ? L’ouvrier collectif qui produit la valeur collectivement, qui est la source de plus-value, du travail abstrait. Cet ouvrier collectif se trouve dans les usines et dans les bureaux, mais aussi dans les bidonvilles, lorsqu’il est devenu superflu pour les besoins du capital. Cet ouvrier collectif est absent dans la théorie de RGF, ou bien il en situe une partie significative dans ‘les classes moyennes’. Quelle contribution ces “théoriciens” peuvent-ils apporter à la résistance de l’ouvrier collectif contre l’austerité brutale capitaliste en cours, quand ils considèrent que ces prolétaires ne sont pas une partie de la classe, mais une distraction que les “vrais” marxistes dédaignent?

 

                                                       Mac Intosh 

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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 14:11

La période actuelle est caractérisée par une accentuation de la confrontation entre le fonctionnement économique et politique imposé par le mode de production capitaliste et les réactions de contestation et d’opposition à ce système.

Depuis 2008, la crise économique a connu un approfondissement très net, dévoilant de plus en plus les mécanismes et les perspectives destructrices globales du capitalisme mondial. Les contradictions internes au système ne cessent de produire leurs effets et ce sont maintenant des pans entiers d’Etats qui s’effondrent et cette situation est inédite. C’est la fin de l’illusion du « welfare state » et le règne de l’attaque brutale et généralisée au travers de plans d’austérité.

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Il n’y a pas de lien automatique entre approfondissement de la crise et de la paupérisation et développement de la lutte et de la conscience de classe. Néanmoins, il est clair que la pression économique peut constituer un élément favorable au développement des luttes et du questionnement à propos des perspectives offertes par le monde capitaliste.

La situation actuelle est précisément marquée par le développement de la contestation sociale et d’une remise en question, voire d’un refus de la logique de fonctionnement du capitalisme avec tous ses effets : économique, politique, social, environnemental...

Cette remise en question s’est manifestée sous des formes très diverses et parfois inattendues et on pense ici aux mouvements du « printemps arabe », aux mouvements des « indignés » et aux mouvements « occupy » qui ont côtoyé les grèves et manifestations prolétariennes. Les mouvements ont également mobilisé des franges de populations jusqu’ici peu engagées dans la contestation comme les jeunes.

19 Athens Syntagma place 15 6 11

S’il n’y a pas de généralisation organisée de ces mouvements divers, il faut souligner la contagion de pays en pays et même entre continents. Ainsi, le printemps arabe a été entendu au Yemen, en Libye, en Syrie et jusqu’en Chine. Le mouvement des indignés s’est propagé d’Espagne, en Grèce, et dans d’autres pays européens mais aussi en Israël et il en est de même pour les mouvements « occupy ». Dans leur diversité, ces mouvements d’opposition ont rassemblé des éléments prolétariens et des éléments d’autres couches sociales et ont donc véhiculé des revendications de classe ainsi que des revendications réformistes.

La réaction de la classe dominante face à tous ces mouvements de protestation se sont partagés entre répression brutale, encadrement – entre autres par la présence des syndicats – et récupération au travers de promesses de démocratie politiques (nouveaux régimes politiques) et « citoyenne » comme le G 1000 en Belgique.

A côté de tous ces mouvements inédits se sont poursuivis les mouvements de classe : manifestations et grèves contre l’austérité, les fermetures d’entreprise, les pertes d’emplois, les bas salaires, la vie chère, l’absence de logements, bref, des mouvements de réaction aux effets de la crise capitaliste… Mais, ce qui est nouveau est la perspective. Alors qu’il n’y a pas si longtemps, on parlait encore du « welfare state » et que les conflits sociaux opposaient les travailleurs aux patrons, une série de conflits qui se déroulent aujourd’hui opposent des travailleurs à leur Etat voir même, à une politique européenne globale. Et même si  ces mouvements sont porteurs de l’illusion qu’avec une « autre gestion », une sortie de la zone euro, les choses iraient mieux, les mouvements s’inscrivent  tout de même dans une dynamique beaucoup plus généralisée et donc, potentiellement plus unificatrice. Il y a également une potentialité de perte d’illusion par rapport au système capitaliste lui-même : les « perles » de l’économie mondiale, les fleurons du monde économique « riche » sont en perte de vitesse, voire en effondrement complet (on pense aux institutions bancaires) et confrontés aux mêmes tourments que les Etats des pays « émergents ». Ceci contient aussi une potentialité  de percevoir le système capitaliste dans son ensemble et de questionner ses perspectives globales.

23178070 m

La situation actuelle est extrêmement riche en potentialités. Par l’existence d’un questionnent et d’un refus du fonctionnement économique actuel, de ses perspectives et de sa logique. Par un refus des plans d’austérité – et par là, une désolidarisation d’avec les Etats nationaux et le retour à l’affrontement de classe. Par une conscience que le problème est mondial. Par l’expérience de mobilisation, de confrontation, de solidarité collective faite dans ces divers mouvements. Tous ces éléments sont clairement les ferments du développement de la conscience politique du prolétariat.

Jardin

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LE DERNIER PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE

  

 

 

Perspective Internationaliste n° 56  Avril 2012 PI 56

La perspective historique à visage découvert  PI 56

Prolétaires de tous les pays révoltez-vous PI 56

Ils ne comprennent pas  PI 56

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Le mouvement « Occupy » : résultats et perspective  PI 56

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Eté 2011 : L’Angleterre en feu  – Discussion  PI 56

Adieu à Wil  BARNES  PI 56

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 PI 56

 

 

REUNIONS PUBLIQUES

Perspective Internationaliste tient régulièrement des réunions de discussion, partie intégrante de son travail de stimulation d'un réel débat et d'une discussion autour des questions vitales auxquelles sont confrontés les révolutionnaires et la classe ouvrière. Pour des renseignements concernant la prochaine réunion, écrire aux adresses locales. Des réunions sont organisées à Bruxelles, Paris, New-York.

 

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PROCHAINE REUNION

Réunion publique de discussion organisée par Perspective Internationaliste.

 

Quelle société post capitaliste imaginons-nous ?

Cette réunion se déroulera à l’AGECA, 177, rue de Charonne, Paris 11ème,, à 15.30  heures, le samedi 9 juin 2012

 

QUI SOMMES NOUS ?

 

Perspective Internationaliste est une publication qui défend le Marxisme en tant que théorie vivante, capable d’aller à ses sources, de les critiquer, et de les développer au fur et à mesure de la trajectoire sociale historique. Dans cette optique,  Perspective Internationaliste se basant  sur les avancées théoriques de la Gauche Communiste, pense que sa tâche principale est d’aller au-delà des insuffisances et des faiblesses de la Gauche Communiste par un effort incessant de développement théorique. PI ne pense pas que cette tâche lui revient à lui seul, mais plutôt qu’elle ne peut être accomplie que grâce au débat et discussions avec tous les révolutionnaires. Cette vision conditionne la clarté de sa contribution à la lutte et au développement de la conscience de classe du prolétariat. PI n’a pas pour but d’apporter à la classe un programme politique achevé, mais plutôt de participer au processus général de clarification qui se produit au sein de la classe ouvrière.

 

Le capitalisme est un produit transitoire de l’histoire, et non sa finalité. Il est né en réponse à des conditions qui n’existent désormais plus : l’inévitable pénurie, la force de travail comme seule source de richesse sociale. Le capitalisme a fait de la force de travail une marchandise pour s’approprier la différence entre sa valeur et la valeur qu’elle crée. Pendant des siècles, cette recherche de la plus-value a permis une harmonie relative entre le développement de la société et l’accumulation capitaliste. Il a alors donné naissance à un nouveau processus de production, la domination réelle du capital, dans laquelle ce n’est plus la force de travail, mais la machine qui est au centre de la production.  La science et la technologie, mises en mouvement et contrôlées   par le travailleur collectif, deviennent la source première de la création de la richesse sociale. L’énorme productivité déclenchée par ce processus permet au capitalisme de croître à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur.  Il s’est étendu à toute la planète et a absorbé toutes les sphères de la société – y inclus les syndicats et les partis de masse qui sont surgis de la lutte de la clase ouvrière.  

 

La pénurie n’est désormais plus inévitable, mais cette situation, au lieu de libérer l’humanité du besoin, condamne le capitalisme à la surproduction. La création de richesse n’est désormais plus dépendante de l’exploitation de la force de travail mais ceci plonge le capitalisme, prisonnier de la loi de la valeur, dans une crise du profit. Ces obstacles à l’accumulation forcent le capitalisme à augmenter l’exploitation du travail et à faire de la place pour une nouvelle expansion par le biais de l’auto-destruction,  de la dévalorisation massive de capital dans la crise et la guerre. Le capitalisme entre dans sa phase de décadence lorsqu’une telle destruction cannibalistique fait partie intégrante de son cycle d’accumulation. Il est décadent, non pas parce qu’il ne connaît plus de croissance – il s’est énormément développé et a profondément modifié la composition des classes sociales et les conditions dans lesquelles elles luttent -, mais en raison de cette croissance, de sa recherche avide de profit, du fait qu’il est devenu auto-destructeur.  Il est décadent parce qu’il est obligé de lancer des centaines de millions d’êtres humains dans le chômage et la pauvreté parce qu’il ne peut en extraire du profit ; à cause de la productivité qui pourrait rencontrer tous les besoins. Il est décadent parce que son besoin de dévalorisation le conduit irrémédiablement  à la guerre et à la violence incessantes. Le capitalisme ne peut être réformé ; il ne peut être humanisé. Lutter à l’intérieur du système est illusoire : le capitalisme doit être détruit.

 

Le capitalisme est aussi décadent parce qu’il a généré les conditions pour son propre remplacement par une nouvelle société. La science et la technologie, accouplées à la loi de la valeur, et à sa marchandisation de toute la vie, ne sont pas libératrices en elles-mêmes. Mais la classe ouvrière en mouvement, est, par sa condition même à l’intérieur du capitalisme, forcée à se libérer de l’aliénation auquel ce capitalisme, en tant que rapport social, la soumet, et est donc l’élément porteur d’un projet de société libérée de la loi de la valeur, et de la division de la société en classes.

 

Un tel projet n’a jamais existé dans l’histoire. Si la révolution russe a bien été une révolution prolétarienne, elle n’a pas débouché sur une société communiste. Le soi-disant « communisme » de l’ex-bloc de l’Est, comme celui de la Chine ou de Cuba, n’est rien d’autre qu’une manifestation du capitalisme d’Etat. En effet, l’émergence à l’échelle historique d’une nouvelle société ne peut être réalisée que par la négation totale du capitalisme, et par l’abolition des lois qui régulent le mouvement du capital. Une telle société nouvelle implique une transformation profonde de la relation de l’homme à lui-même et aux autres, des individus à la production,  à la consommation, et à la nature ; elle implique une communauté humaine au service du développement et de la satisfaction de tous les besoins humains.

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 Mais la racine pour l’homme, c’est l’homme lui-même ».

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