Jeudi 4 décembre 2008

Commentaire à propos de la réunion de discussion de P.I. à Paris, ce 22 novembre 2008.

 

 

Le thème de cette réunion était la crise économique et ses perspectives, entre autres, par rapport à la lutte du prolétariat.

 

Si tous les participants présents se sont accordés pour constater la gravité et le caractère mondial de cette crise, deux questions ont été soulevées. D’une part, celle de l’appréciation de cette gravité : s’agit-il d’une « crise finale » ou le système économique aura-t-il la capacité de se relancer, de dépasser la crise actuelle ? Ceci s’ouvre sur la question des perspectives historiques : nous étions tous d’accord pour dire que le capitalisme ne disparaîtra seul mais que seul le prolétariat reste l’agent de la transformation sociale. Mais où en est le capitalisme et quelle est sa perspective d’évolution ? D’autre part, les participants ont souligné trois éléments qui distinguaient cette crise de celle de 29 : la mondialisation dans laquelle elle s’inscrit ; la présence massive des nouvelles technologies dans la production ; le caractère considérable de l’actuelle bulle financière. Ainsi, même si la nature de cette crise reste semblable aux précédentes, elle diffère fondamentalement par sa forme.

 

Des points particuliers ont été soulevés : les capitalistes auront-ils la capacité de contourner les effets actuels de cette crise ainsi que son impact sur l’environnement ? Quelle sera l’impact de la crise sur la Chine et, en retour, quel sera l’impact de la situation économique de celle-ci sur le capital mondial ? Enfin, et cette question a été jugée par tous comme la question fondamentale, quelle sera la réaction éventuelle du prolétariat, confronté de façon brutale aux effets désastreux de cette crise ? En effet, s’il n’y a pas de lien mécanique entre paupérisation et développement de l’action du prolétariat, nous savons aussi que la dégradation des conditions de travail mais aussi de vie (et nous pensons ici à la dégradation de l’environnement, l’inquiétude par rapport aux guerres qui déstabilisent des zones entières de la planète…) sont des éléments qui poussent au questionnement des perspectives offertes par le système dans sa globalité. De plus, ce prolétariat est placé dans un contexte mondialisé qui pousse à la circulation de la main-d’œuvre et des migrations et est confronté à une crise mondiale. Ceci peut, à terme, constituer un facteur d’homogénéisation de ce processus de questionnement.

 

La question de la lutte du prolétariat a posé celle de l’intervention des révolutionnaires. Sur ce point, des divergences très nettes se sont exprimées entre les partisants de la constitution d’un Parti de classe et ceux pour qui l’intervention des révolutionnaires consiste dans un accompagnement du questionnement de la classe.

 

Enfin, les participants ont souligné la nécessité, pour le capital, de détruire massivement de la valeur. Qu’en est-il de la perspective de développement d’une guerre à grande échelle et donc, comment pouvons-nous envisager le développement des tensions impérialistes dans ce contexte de mondialisation ?

Par PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE - Publié dans : REUNIONS PUBLIQUES
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