Jeudi 2 avril 2009

A regarder le monde actuel, nous y voyons un urgent besoin de révolution qui contraste avec une profonde faiblesse des forces révolutionnaires. Certaines de leurs divergences sont importantes. Et pourtant, ces forces révolutionnaires ont aussi des choses essentielles en commun, des positions internationalistes et révolutionnaires qui les séparent de ceux dont le discours contestataire n’est finalement autre qu’un prétexte pour la perpétuation de la forme capitaliste de la valeur. Nous utilisons délibérément le terme de ‘pro-révolutionnaire’, parce que seule l’histoire sera capable de juger si ce que nous faisons, discutons, publions, intervenons, etc. possède un impact révolutionnaire ou non. Nous le voulons très certainement. Mais agissons-nous en conséquence ?

 1- La crise économique actuelle n’est pas juste une baisse conjoncturelle, le résultat d’une avidité débridée. Ce n’est pas une crise du néolibéralisme mais une crise du capitalisme. Elle démontre l’obsolescence historique du capitalisme, le besoin urgent de l’éradiquer dans son essence et de le remplacer par un monde dans lequel la satisfaction des besoins humains constitue la force motrice et non plus le profit, un monde qui n’est plus gouverné par la loi de la valeur, plus divisé en nations, races et religions, dans lequel l’auto-émancipation des exploités fera, pour la première fois, de la liberté individuelle une réalité.

 2- Les conséquences de cette crise sont et seront de plus en plus dévastatrices. Dans ses tentatives désespérées de réduire les coûts pour restaurer son taux de profit, la classe capitaliste inflige un chômage de masse, des coupes de salaires et d’allocations pour les ouvriers, la faim, les maladies et la perte du logement pour tous les déshérités. Pour la même raison, il continue son attaque contre l’environnement. De plus, la crise renforce la voie qui mène à la guerre. Quand les moyens économiques classiques pour l’obtention du profit sont bloqués, l’utilisation de la violence devient de plus en plus tentante, le besoin de dévalorisations au sein du procès d’accumulation engendre des destructions encore plus grandes.

 

3. La seule force capable d’empêcher le capitalisme d’entraîner l’humanité dans les abysses est la révolution internationale de la classe ouvrière. La seule façon pour cette révolution de réussir c’est via le développement de l’auto-organisation collective de la classe ouvrière en lutte ; brisant toutes les divisions que le capitalisme impose sur elle. De cette auto-organisation des luttes émergera l’auto-organisation d’un monde post-capitaliste.

 

4- La crise provoque inévitablement des convulsions sociales. Dans chacune d’elles, des forces contradictoires sont à l’œuvre, il y aura des voies plaidant l’abandon pour arrêter la lutte. Il y aura ceux qui défendront le particularisme de chaque lutte pour la maintenir isolée. Il y aura ceux qui essaieront d’aiguiller la colère envers le capitalisme contre les ouvriers d’autres nationalités, contre les immigrants ou autres boucs émissaires. Mais dans chaque lutte, il y aura aussi le besoin de la pousser en avant, d’emmener le mouvement aussi loin qu’il peut aller ; il y aura des voix pour plaider à l’extension des luttes, à l’unité des exploités, pour une auto-organisation collective, contre le respect des lois et institutions capitalistes. Et, de plus en plus, il y aura clairement des voix disant que le réel ennemi c’est le capitalisme lui-même.

 

5- Ce que seront les résultats de la confrontation de ces forces contradictoires n’est pas prédéterminé. Les pro-révolutionnaires reconnaissent qu’ils sont un facteur de l’équation. La force sociale qui travaille au renversement du capitalisme prend plusieurs formes et ils sont une de celles-ci. Ainsi, ils participent dans les luttes des exploités autant qu’ils peuvent du côté de ceux poussant à élargir le combat.

 

6- Leur clarté théorique peut être un important catalyseur dans le développement de la compréhension, dans toute la classe ouvrière et au-delà, de ce qui est en jeu. Mais pour jouer son rôle, le milieu pro-révolutionnaire doit dépasser sa fragmentation en venant ensemble pour défendre les positions révolutionnaires de base avec une voix forte et claire.

 

7- Il est temps que le milieu pro-révolutionnaire reconnaît ouvertement que l’accélération de la crise capitaliste, dans sa profondeur et son étendue, a considérablement élevé les enjeux. Ceci nécessite de mesurer ses divergences et désaccords en regard de ces responsabilités urgentes de l’heure. Bien sûr, les groupes et cercles dans le milieu révolutionnaires sont profondément divisés, mais si chacun a une volonté de défendre les positions révolutionnaires alors c’est la base pour nous de les mettre en avant ensemble. A la lumière de ces enjeux, il nous faut diffuser nos idées de façon publique et le plus souvent possible au travers de discussions communes, de meetings communs, de prises de position communes et d’interventions. Si le milieu pro-révolutionnaire ne met pas en avant cette perspective, qui le fera ? Qui discutera ouvertement au sein de la classe ouvrière à la fois de la signification historique de ses luttes en regard de cette crise et les implications au cas où la classe dominante imposerait ses choix ?

 

8- Les désaccords théoriques ne constituent pas un obstacle à travailler ensemble, ils font partie des choses courantes de la vie révolutionnaire prolétarienne ; l’obstacle est le sectarisme. Le milieu a un choix crucial à faire. Etre d’accord avec l’appel ci-dessus ne sera qu’une première étape ; nous devons le faire aujourd’hui. Et nous n’avons pas l’éternité pour y réfléchir. Le capitalisme ne va pas mourir par lui-même. Nous sommes décidés à assumer notre contribution.

 Perspective Internationaliste

Par PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE - Publié dans : ANNONCES
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Commentaires

Nous saluons et nous soutenons l'appel de Perspective Internationaliste (PI) adressé aux groupes et cercles du milieu révolutionnaire. Nous en partageons tous les constats essentiels ainsi que leurs conséquences :

La situation dramatique de crise accroît terriblement les enjeux contenus dans la situation présente. Le pro-létariat est bien la seule force sociale en mesure d'ap-porter une réponse à la crise d’un système devenu obso-lescent. Plus que jamais, le caractère généralisé de la crise du système capitaliste exige des réponses claires sur les voies et moyens que les révolutionnaires doivent proposer au prolétariat mondial dans les inévitables affrontements de classe auxquels il devra se livrer pour préserver l'humanité de l’avenir dévastateur que lui prépare la bourgeoisie.
 
L’internationalisme sera le point nodal de reconnais-sance et de rassemblement des éléments les plus cons-cients parmi les avant-gardes du prolétariat. Malheu-reusement, non seulement ceux-ci sont dispersés et traversés de profondes divergences, mais aussi marqués par des conflits aux blessures douloureuses. Dès lors, nous soutiendrons tous les efforts qui seront faits visant à surmonter tous ces legs du passé.

En conséquence, en plus des nécessités et objectifs sou-lignés dans l’Appel de PI, nous pensons que, tout en tenant compte du contexte différent de période histori-que, il s’agira aussi de renouer avec l’esprit et les orien-tations qui animaient Bilan lorsqu’il traçait dans l’introduction de son premier bulletin théorique que : « Notre fraction en abordant la publication du présent bulletin ne croit pas pouvoir présenter des solutions définitives aux problèmes terribles qui se posent aux prolétariats de tous les pays. (…) elle n’entend pas se prévaloir de ses précédents politiques pour demander des adhésions aux solutions qu’elle préconise pour la situation actuelle. Bien au contraire, elle convie les révolutionnaires à soumettre à la vérification des évènements les positions qu’elle défend actuellement aussi bien que les positions politiques contenues dans ses documents de base. (…) Octobre 1917 a été possible parce qu’en Russie existait un parti préparé de longue date, qui avait, au cours d’une série ininterrompue de luttes politiques, examiné toutes les questions qui se posèrent au prolétariat russe et mondial après la défaite de 1905. C’est de cette défaite que surgirent les cadres capables de diriger les batailles de 1917. Ces cadres se sont formés au feu d’une critique intense qui visait à rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance, de l’économie, de la tactique, de l’organisation : aucun dogme n’arrêta l’œuvre des bolcheviks et c’est justement pour cela qu’ils ont réussi dans leur mission. (…) Ceux qui opposent à ce travail indispensable d’analyse historique le cliché de la mobilisation immédiate des ouvriers, ne font que jeter de la confusion, qu’empêcher la reprise réelle des luttes prolétariennes. (…) Et cette connaissance ne peut supporter aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme. (…) Notre fraction aurait préféré qu’une telle œuvre se fit par un organisme international, persuadée comme elle l’est de la nécessité de la confrontation poli-tique entre ces groupes capables de représenter la classe prolétarienne de plusieurs pays. Aussi serons-nous très heureux de pouvoir céder ce bulletin à une initiative internationale garantie par l’application de méthodes sérieuses de travail et par le souci de déterminer une saine polémique politique ».

Nous pensons donc que la reprise des contacts au sein du milieu révolutionnaire devrait également se pencher sur les tâches consistant à : « Rétablir les notions du marxisme dans tous les domaines de la connaissance », et ce sans « aucun dogme », sans « aucun interdit non plus qu’aucun ostracisme », sans « opposer à ce travail indispensable d’analyse historique le cliché de la mobili-sation immédiate des ouvriers » et « par le souci de dé-terminer une saine polémique politique ». Car c’est uni-quement sur la base d’un tel bilan que, à l’image des Bolchevick, pourra progressivement s’élaborer les bases pour réussir un nouvel Octobre 17.

Cependant, quelque soient les choix retenus par ceux qui répondront positivement à cet Appel, nous nous engageons d’ores et déjà à soutenir toutes les initiati-ves, aussi modestes soient-elles, allant dans le sens tracé. En ce qui nous concerne, nous nous sommes déjà activement engagé dans ce sens : (a) en participant positivement au débat sur ‘La crise’ organisé par PI en mars 2009 à Bruxelles ; (b) en répondant favorablement à son Appel ; (c) en nous engageant à y participer au maximum de nos moyens ; et (d) en proposant bientôt d’autres initiatives concrètes allant dans le même sens.

Nous souhaitons le plein succès à l’initiative de PI et sommes sûr qu’elle rencontrera progressivement un soutien de plus en plus ample dans les semaines à ve-nir, car nous avons des échos grandissants d’intentions de réponses positives de la part d’autres groupes et éléments avec lesquels nous sommes en contact.

Avec nos meilleures salutations révolutionnaires,
Forum pour la Gauche Communiste Internationaliste.
Commentaire n°1 posté par Forum pour la Gauche Communiste Internationaliste le 04/04/2009 à 23h15
De Fr. à PI et au CCI,

J’ai lu avec un très grand intérêt l’Appel de PI au milieu révolutionnaire. J’en partage le contenu et l’esprit. C’est une bouffée d’air frais qui vient au bon moment et que la situation actuelle du capitalisme et des faibles forces révolutionnaires justifient pleinement. En effet, sans nier les profondes divergences qui les séparent, cet Appel insiste prioritairement sur ce que tous partagent au sein des groupes du milieu révolutionnaire, ainsi que sur l’importance de la période et des enjeux qui fonde sa démarche. Je suis également ravi des premières réactions en soutien à cet Appel, notamment celle du Forum pour la Gauche Communiste Internationaliste dont le contenu, l’esprit et les rappels historiques vont dans le même sens (cf. le blog de PI). Je suis par contre très surpris du peu de réactions jusqu’à présent, notamment de la part de la principale organisation au sein de la Gauche Communiste : le CCI. Pourquoi ce silence depuis plus d’un mois alors que cet Appel est public, adressé à tout le milieu, qu’il date du 2 mars, et que les organisations révolutionnaires nous avait habitué à des réactions beaucoup plus rapides en la matière, notamment de la part du CCI. J’ai donc essayé de comprendre pourquoi en allant relire ce que le CCI a écrit concernant PI (anciennement fecci). Voici ce que j’ai découvert sur son site Web :

1) Pour le CCI, PI est une secte dont la caractéristique serait le mensonge et la stupidité : « …cette secte qui a pour nom fecci …les sectes ont en général besoin de se donner un mythe fondateur justifiant leur existence » ; « Cependant, le mensonge n'est pas la seule caractéristique de la fecci. Il faut y ajouter également la stupidité (…) …l'ensemble des accusations stupides et mensongères, et elles sont nombreuses, portées par la fecci contre notre organisation [le CCI] (…) Il fallait encore que la fecci fasse preuve de sa stupidité et de sa cécité dans la critique des organisations révolutionnaires, et particulièrement du CCI » (Revue Internationale n°70 – FM).

2) Plus, pour le CCI, PI est une secte parasitaire dont l’existence est sans fondements du point de vue des intérêts de la classe ouvrière : « …en marge [du milieu politique prolétarien], on peut trouver toute une série de petits groupes qui ne s'inscrivent pas en véritable continuité avec l'effort des courants historiques de la classe, dont l'existence est essentiellement basée sur l'esprit de chapelle, voire sur des « questions personnelles » et autres mesquineries. De tels groupes se présentent comme des parasites des véritables organisations révolutionnaires. Non seulement leur existence est sans fondement du point de vue des intérêts de la classe ouvrière, mais ils vivent aux dépends des organisations sérieuses et ils contribuent à discréditer aux yeux des prolétaires les positions et l'activité de celles-ci. La Fraction externe du CCI (fecci) constitue un exemple particulièrement significatif de groupe parasite » (Revue Internationale n°70 – FM).

3) Pire, en réalité pour le CCI PI ne fait pas partie du milieu révolutionnaire : « on ne peut pas réellement la placer dans le milieu politique prolétarien à proprement parler » (Revue Internationale n°70 – FM).

4) Plus grave encore, PI est une nuisance dont la fonction est de discréditer le milieu prolétarien et le marxisme : « A la question «A quoi sert la fecci ? », on pourrait donc être tenté de répondre : « A rien ». Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Même si l'influence de la fecci est insignifiante, sa capacité de nuisance n’est pas nulle. … [la fecci] constitue un élément de confusion supplémentaire au sein de la classe ouvrière. (…) un groupe comme la fecci contribue incontestablement à maintenir et enfoncer dans son sous-développement le milieu prolétarien… la fecci a pour fonction de discréditer un travail révolutionnaire sérieux et, en premier lieu, le marxisme lui-même … la contribution de la fecci aux campagnes répugnantes contre le marxisme … c'est de façon délibérée qu'elle y participe … ce n'est pas le marxisme qui est en crise, c'est la FECCI … attribue généreusement à tous les autres groupes sa propre nullité … même si la fecci estime que l'opportunisme ne peut plus exister dans la période de décadence, elle est un vivant exemple du contraire » (Revue Internationale n°70 – FM).

5) Enfin, cette caractérisation de PI par le CCI est emballé dans un style sentant bon la « culture du débat » : « afficher une nullité théorique affligeante … Camarades de la fecci, il faut retourner à l'école primaire, c'est là qu'on apprend à lire (…) que la fecci arrête avec ses insultes ridicules mais répugnantes à propos des prétendues « tactiques staliniennes » (…) la critique (la « dénonciation » suivant les termes de la fecci) est imbécile et de mauvaise foi » du CCI (…) Quand on veut se mêler de moucher les autres, il vaut mieux vérifier d'abord si on n'est pas morveux soi-même. » (Revue Internationale n°70 – FM).

6) Et l’article du CCI de conclure en ne souhaitant qu’une seule chose à PI : sa disparition : « Tous les deux [la fecci et le cbg] sont fondamentalement des groupes parasites, qui ne correspondent nullement à un effort historique, aussi imparfait soit-il, du prolétariat et de ses organisations politiques vers sa prise de conscience, et dont la seule raison d'existence est justement de «parasiter» (au sens propre de tirer sa substance en prélevant celle des autres et en les affaiblissant) les véritables organisations du prolétariat … la fonction de tels groupes est d'amoindrir l'action des organisations révolutionnaires dans la classe, de discréditer les idées révolutionnaires elles-mêmes … La meilleure chose que nous puissions souhaiter pour la classe ouvrière de même que pour les camarades qui la composent, c'est la disparition la plus rapide possible de la FECCI » (Revue Internationale n°70 – FM).

Edifiant. Personnellement, je ne partage pas un mot de cette prose dont je rejette totalement l’état d’esprit et le ton. J’ai mieux compris le silence gêné du CCI concernant l’Appel de PI. J’ai donc aussi toutes mes craintes concernant la réponse du CCI à l’Appel de PI, ainsi que son attitude éventuelle lors de la réunion publique que ce dernier va organiser sur le sujet.

En effet, j’ai également été lire ce que le CCI a écrit concernant sa participation aux réunions publiques de PI afin d’essayer de comprendre ce à quoi je risque d’assister le 9 mai 2009. Voici ce que j’ai découvert : « Réunion publique de PI : une nouvelle attaque politique du parasitisme … gesticulations pédantes … théories grandiloquentes … absence de sérieux politique … Ce que PI cultive, c’est le souci de se distinguer et d’attaquer le CCI … le fond de commerce de PI n’est pas la théorie marxiste, mais le dénigrement systématique et une pratique qui va de pair … PI n’a pas le courage de ses pauvres opinions … pour justifier sa politique de dénigrement du CCI … C’est bien là ce que nous appelons une caricature d’attitude parasitaire … PI a une fonction bien particulière sur l’échiquier de l’attaque que déploie actuellement la bourgeoisie contre le milieu politique prolétarien. Ainsi, vient-il admirablement compléter le sale travail de tous les pourfendeurs du marxisme… » (Révolution Internationale n°264).

Il est vrai que j’ai eu quelques espoirs ces derniers temps lorsque j’ai constaté que ce genre d’invectives s’était quelque peu assagi, et que le CCI avait participé fin octobre 2006 à une conférence en Corée à côté d’une délégation de PI ! J’ai malheureusement du rapidement déchant
Commentaire n°2 posté par Fr le 06/04/2009 à 13h30
J’ai malheureusement du rapidement déchanter lorsque j’ai récemment lu dans la Revue Internationale n°131 (fin 2007) qu’il poursuivait sa prose traditionnelle envers PI : « [la GCF] a également mis en évidence les spécificités du capitalisme d'État russe qui, loin d'exprimer "une transition de la domination formelle à la domination réelle du capitalisme", comme le prétendent stupidement nos dissidents de la fecci… ». N’ayant lu nulle part dans la presse du CCI qu’il aurait changé de position envers PI, et en regard de ses caractérisations et de sa prose jusqu’à présent, je suis déjà tétanisé de ce que je pourrais lire quand à la réponse du CCI, et quand à sa participation éventuelle à la prochaine réunion publique de PI.

Dans sa lettre à W. Bracke du 5 mai 1875, Marx disait qu’à certain moment dans l’histoire du mouvement ouvrier, il est plus important de considérer que « Tout pas en avant du mouvement réel vaut mieux qu'une douzaine de programmes ». Tel est fondamentalement le sens de l’Appel de PI et tout l’enjeu aujourd’hui. J’espère que le CCI pourra le comprendre, qu’il répondra positivement à l’Appel de PI, qu’il adoptera une attitude en correspondance en abandonnant ses pratiques beaucoup trop systématiques consistant à discréditer ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, et en réfléchissant sur sa théorie selon laquelle, à part lui-même et ses propres contacts, tout le reste du milieu révolutionnaire (ou à peu près) serait parasitaire ou gangréné par le parasitisme (Bipr) !

Dans le vif espoir que tous les groupes du milieu révolutionnaire répondent positivement à l’Appel de PI et participe dans un bon état d’esprit à sa prochaine réunion publique à Paris. Salutations révolutionnaires, Fr.
Commentaire n°3 posté par Fr le 06/04/2009 à 13h55
 
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