Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 09:04

Près de deux milliards de personnes sur cette planète sont au chômage parce que le capitalisme n'a pas besoin d'eux. Des centaines de millions de personnes vivent dans des bidonvilles, car il n’est pas rentable de construire de maisons décentes pour eux. Des millions de personnes meurent de faim chaque jour, car ce n'est pas rentable de les nourrir. Tout le monde sait que notre planète est en danger et pourtant le capitalisme continue à la détruire dans sa chasse désespérée pour le profit. 

La productivité n'a jamais été aussi élevée, mais la pauvreté augmente. Le savoir-faire et les ressources sont là pour que chaque habitant de cette planète ait une vie décente, mais ce ne serait pas rentable. L’abondance est devenue possible, mais le capitalisme ne peut pas gérer l'abondance. Il a besoin de rareté. L’abondance dans le capitalisme signifie la surproduction, les crises, la misère. C'est insensé. Elle doit cesser.

Partout les gens élèvent la voix pour protester contre un système qui produit une misère croissante pour la majorité, et une richesse démesurée pour une minorité.

La vérité est que l’injustice, la distribution injuste de la richesse, fait partie intégrante du système et ne peut en être extirpée. Elle ne fera qu’empirer à mesure que le capitalisme sombre dans la crise, pour laquelle il n’y a pas d’issue (injecter davantage d’argent dans l’économie ou économiser : ils sont foutus s’ils le font, et foutus s’ils ne le font pas).

La « redistribution de la richesse » est une revendication inachevée qui ne va nulle part si elle n’est pas poussée plus loin. Comme le disait un slogan de Mai ’68 : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ». L’impossible à l’intérieur du capitalisme, évidemment. Bien qu’il y ait un certain nombre de capitalistes qui profitent de la crise, de manière générale le capitalisme en souffre également, parce qu’il y a moins de richesse à redistribuer.

Mais qu’est ce que la richesse ? Dans cette société, les biens et les services sont équivalents à de l’argent, à la valeur abstraite qui peut être amassée, possédée indéfiniment, ou, lorsqu’elle ne trouve pas d’acheteur, qui peut être gaspillée. L’argent, la valeur abstraite, décide donc ce qui peut être produit et ce qui ne le peut pas. Ca, c’est la logique dont nous devons sortir. Nous devons abandonner l’idée que la richesse c’est l’argent, que le travail est le travail salarié et commencer à voir la production de biens et de services comme des choses que nous pouvons créer les uns pour les autres. Nous devons réaliser que lorsque nous sommes ensemble nous pouvons utiliser les forces créatives dont dispose l’humanité pour créer de la technologie, des logements, de la nourriture, des transports, de l’art et beaucoup d’autres choses pour tout un chacun parce que le besoin est là, au lieu de produire pour le profit. Débarrassons-nous non seulement de Wall Street, de la Bourse, mais de tout le système exploitation-pour-l’argent.

Cette perspective peut paraître utopique à beaucoup aujourd’hui, mais elle deviendra de plus en plus réaliste à mesure que s’approfondit la crise du capitalisme.

 

PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE 

http://internationalist-perspective.org.  Notre Blog : http://ippi.over-blog.com/     

François  DESTRYKER. BP 22 1310 LA HULPE 

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Perspective Internationaliste tient régulièrement des réunions de discussion, partie intégrante de son travail de stimulation d'un réel débat et d'une discussion autour des questions vitales auxquelles sont confrontés les révolutionnaires et la classe ouvrière. Pour des renseignements concernant la prochaine réunion, écrire aux adresses locales. Des réunions sont organisées à Bruxelles, Paris, New-York.

 

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PROCHAINE REUNION

Réunion publique de discussion organisée par Perspective Internationaliste.

 

Quelle société post capitaliste imaginons-nous ?

Cette réunion se déroulera à l’AGECA, 177, rue de Charonne, Paris 11ème,, à 15.30  heures, le samedi 9 juin 2012

 

QUI SOMMES NOUS ?

 

Perspective Internationaliste est une publication qui défend le Marxisme en tant que théorie vivante, capable d’aller à ses sources, de les critiquer, et de les développer au fur et à mesure de la trajectoire sociale historique. Dans cette optique,  Perspective Internationaliste se basant  sur les avancées théoriques de la Gauche Communiste, pense que sa tâche principale est d’aller au-delà des insuffisances et des faiblesses de la Gauche Communiste par un effort incessant de développement théorique. PI ne pense pas que cette tâche lui revient à lui seul, mais plutôt qu’elle ne peut être accomplie que grâce au débat et discussions avec tous les révolutionnaires. Cette vision conditionne la clarté de sa contribution à la lutte et au développement de la conscience de classe du prolétariat. PI n’a pas pour but d’apporter à la classe un programme politique achevé, mais plutôt de participer au processus général de clarification qui se produit au sein de la classe ouvrière.

 

Le capitalisme est un produit transitoire de l’histoire, et non sa finalité. Il est né en réponse à des conditions qui n’existent désormais plus : l’inévitable pénurie, la force de travail comme seule source de richesse sociale. Le capitalisme a fait de la force de travail une marchandise pour s’approprier la différence entre sa valeur et la valeur qu’elle crée. Pendant des siècles, cette recherche de la plus-value a permis une harmonie relative entre le développement de la société et l’accumulation capitaliste. Il a alors donné naissance à un nouveau processus de production, la domination réelle du capital, dans laquelle ce n’est plus la force de travail, mais la machine qui est au centre de la production.  La science et la technologie, mises en mouvement et contrôlées   par le travailleur collectif, deviennent la source première de la création de la richesse sociale. L’énorme productivité déclenchée par ce processus permet au capitalisme de croître à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur.  Il s’est étendu à toute la planète et a absorbé toutes les sphères de la société – y inclus les syndicats et les partis de masse qui sont surgis de la lutte de la clase ouvrière.  

 

La pénurie n’est désormais plus inévitable, mais cette situation, au lieu de libérer l’humanité du besoin, condamne le capitalisme à la surproduction. La création de richesse n’est désormais plus dépendante de l’exploitation de la force de travail mais ceci plonge le capitalisme, prisonnier de la loi de la valeur, dans une crise du profit. Ces obstacles à l’accumulation forcent le capitalisme à augmenter l’exploitation du travail et à faire de la place pour une nouvelle expansion par le biais de l’auto-destruction,  de la dévalorisation massive de capital dans la crise et la guerre. Le capitalisme entre dans sa phase de décadence lorsqu’une telle destruction cannibalistique fait partie intégrante de son cycle d’accumulation. Il est décadent, non pas parce qu’il ne connaît plus de croissance – il s’est énormément développé et a profondément modifié la composition des classes sociales et les conditions dans lesquelles elles luttent -, mais en raison de cette croissance, de sa recherche avide de profit, du fait qu’il est devenu auto-destructeur.  Il est décadent parce qu’il est obligé de lancer des centaines de millions d’êtres humains dans le chômage et la pauvreté parce qu’il ne peut en extraire du profit ; à cause de la productivité qui pourrait rencontrer tous les besoins. Il est décadent parce que son besoin de dévalorisation le conduit irrémédiablement  à la guerre et à la violence incessantes. Le capitalisme ne peut être réformé ; il ne peut être humanisé. Lutter à l’intérieur du système est illusoire : le capitalisme doit être détruit.

 

Le capitalisme est aussi décadent parce qu’il a généré les conditions pour son propre remplacement par une nouvelle société. La science et la technologie, accouplées à la loi de la valeur, et à sa marchandisation de toute la vie, ne sont pas libératrices en elles-mêmes. Mais la classe ouvrière en mouvement, est, par sa condition même à l’intérieur du capitalisme, forcée à se libérer de l’aliénation auquel ce capitalisme, en tant que rapport social, la soumet, et est donc l’élément porteur d’un projet de société libérée de la loi de la valeur, et de la division de la société en classes.

 

Un tel projet n’a jamais existé dans l’histoire. Si la révolution russe a bien été une révolution prolétarienne, elle n’a pas débouché sur une société communiste. Le soi-disant « communisme » de l’ex-bloc de l’Est, comme celui de la Chine ou de Cuba, n’est rien d’autre qu’une manifestation du capitalisme d’Etat. En effet, l’émergence à l’échelle historique d’une nouvelle société ne peut être réalisée que par la négation totale du capitalisme, et par l’abolition des lois qui régulent le mouvement du capital. Une telle société nouvelle implique une transformation profonde de la relation de l’homme à lui-même et aux autres, des individus à la production,  à la consommation, et à la nature ; elle implique une communauté humaine au service du développement et de la satisfaction de tous les besoins humains.

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