Partager l'article ! SOLIDARITE: La répression et le jugement de la Corée du Sud contre des militants révolutionnaires L ...
PERSPECTIVE INTERNATIONALISTE
« Etre radical, c’est saisir les choses à la racine. Mais la racine pour l’homme, c’est l’homme lui-même »
Karl Marx
Le 3 décembre de l'année dernière, le procureur de la Cour du district central de Séoul a demandé des peines de prison de 5-7 ans pour Oh sei-chull et sept autres membres (Yang Hyo-sik, Yang Joon-seok, Choi Young-ik, Park Joon-seon, Jeong Won-hyun, Oh Min-gyu, et Nam-Won goong) du mouvement Socialiste des travailleurs de l’Alliance (SWLK), un groupe socialiste révolutionnaire.
Ces militants appartenant au mouvement coréen de la classe ouvrière ont été inculpés en vertu de la loi de sécurité nationale adoptée en Corée du Sud en 1948 et théoriquement encore stipulant la peine de mort pour les activités «pro-Nord". Dans les années 1940 et 1950, la peine de mort a été tout à fait théorique. Les militants de l'SWLK, qui préconisent la révolution comme des internationalistes de la classe ouvrière dans les deux Corées, n’ont été accusés d'aucun crime, sauf celui d’être socialistes, mais en réalité, l'acte d'accusation a résulté de leur intervention dans de nombreuses grèves et mouvements remontant à 2007.
Il s'agit de la première instance de répression sévère en vertu de la Loi de sécurité nationale depuis de nombreuses années.
Cela se produit dans
un contexte plus large du virage à droite (comme l'écrasement de la grève de Ssangyong Motor Co. de 2009) du gouvernement sud-coréen Lee Myong Bak, Président depuis qu'il a pris ses fonctions au
début de 2008. (En fait, des tracts de la SWLK distribués pendant la grève de Ssangyong ont été la preuve clé dans le procès.)
Les procureurs ont tenté d’accuser à plusieurs reprises depuis 2008, et avant Décembre, les
membres de l'époque SWLK , mais sans succès, les attaques des procureurs avaient été rejetées par les tribunaux à chaque fois.
Une campagne internationale a été organisée dans les semaines avant le prononcé de la peine le 24 Février, qui a abouti à quelques 250 e-mails envoyés à la juge. Une petite manifestation, en Janvier, s’est déroulée devant un consulat de Corée du Sud à New York. Un grand quotidien coréen y a fait allusion en première page. Les membres SWLK pensent que la publicité internationale accordée à cet événement a pu avoir une incidence sur la détermination des juges.
La sentence du juge a finalement été la
suivante :
1) Oh Se-cheol, Yang Hyo-sik, Yang Joon-seok et Choi Young-ik ont été condamnés à : un an et demi de prison, mais avec une
suspension de trois ans de prison, pour violation de la Loi de sécurité nationale, ainsi qu’à une amende de 500.000 wons (500 dollars) chacun pour violation de la loi de
l'Assemblée-démonstration.
2) Park Joon-seon, Jeong Won-hyun, Nam-Won goong et Oh Min-gyu ont été condamnés à un an de prison, mais avec une suspension de peine
d'emprisonnement de 2 ans, pour violation de la loi de sécurité nationale, et une amende de 500.000 won pour violation de la loi de l'Assemblée-démonstration.
La signification de la décision a été énoncée comme suit :
Après que les sentences aient été prononcées, les
camarades du SWLK ont émis la déclaration suivante :
«Nous allons vivre et agir conformément aux idées des socialistes révolutionnaires, sans égard pour l'oppression politique de
l'appareil d'Etat coréen.
Merci à tous les socialistes et les travailleurs dans le monde qui ont soutenu notre combat judiciaire. S'il vous plaît
veuillez transmettre notre gratitude aux camarades du monde."
Loren Goldner (Loren Goldner http://home.earthlink.net/~lrgoldner/)
Perspective Internationaliste n° 56 Avril 2012 PI 56
La perspective historique à visage découvert PI 56
Prolétaires de tous les pays révoltez-vous PI 56
Ils ne comprennent pas PI 56
Le capital est-il le défenseur de la démocratie ? PI 56
Le mouvement « Occupy » : résultats et perspective PI 56
Deux batailles à Longview et le mouvement « OCCUPY » PI 56
Eté 2011 : L’Angleterre en feu – Discussion PI 56
Adieu à Wil BARNES PI 56
Trillions virtuels ..de la fiction à la fantaisie PI 56
Perspective Internationaliste tient régulièrement des réunions de discussion, partie intégrante de son travail de stimulation d'un réel débat et d'une discussion autour des questions vitales auxquelles sont confrontés les révolutionnaires et la classe ouvrière. Pour des renseignements concernant la prochaine réunion, écrire aux adresses locales. Des réunions sont organisées à Bruxelles, Paris, New-York.
Réunion publique de discussion organisée par Perspective Internationaliste.
Quelle société post capitaliste imaginons-nous ?
Cette réunion se déroulera à l’AGECA, 177, rue de Charonne, Paris 11ème,, à 15.30 heures, le samedi 9 juin 2012
Perspective Internationaliste est une publication qui défend le Marxisme en tant que théorie vivante, capable d’aller à ses sources, de les critiquer, et de les développer au fur et à mesure de la trajectoire sociale historique. Dans cette optique, Perspective Internationaliste se basant sur les avancées théoriques de la Gauche Communiste, pense que sa tâche principale est d’aller au-delà des insuffisances et des faiblesses de la Gauche Communiste par un effort incessant de développement théorique. PI ne pense pas que cette tâche lui revient à lui seul, mais plutôt qu’elle ne peut être accomplie que grâce au débat et discussions avec tous les révolutionnaires. Cette vision conditionne la clarté de sa contribution à la lutte et au développement de la conscience de classe du prolétariat. PI n’a pas pour but d’apporter à la classe un programme politique achevé, mais plutôt de participer au processus général de clarification qui se produit au sein de la classe ouvrière.
Le capitalisme est un produit transitoire de l’histoire, et non sa finalité. Il est né en réponse à des conditions qui n’existent désormais plus : l’inévitable pénurie, la force de travail comme seule source de richesse sociale. Le capitalisme a fait de la force de travail une marchandise pour s’approprier la différence entre sa valeur et la valeur qu’elle crée. Pendant des siècles, cette recherche de la plus-value a permis une harmonie relative entre le développement de la société et l’accumulation capitaliste. Il a alors donné naissance à un nouveau processus de production, la domination réelle du capital, dans laquelle ce n’est plus la force de travail, mais la machine qui est au centre de la production. La science et la technologie, mises en mouvement et contrôlées par le travailleur collectif, deviennent la source première de la création de la richesse sociale. L’énorme productivité déclenchée par ce processus permet au capitalisme de croître à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur. Il s’est étendu à toute la planète et a absorbé toutes les sphères de la société – y inclus les syndicats et les partis de masse qui sont surgis de la lutte de la clase ouvrière.
La pénurie n’est désormais plus inévitable, mais cette situation, au lieu de libérer l’humanité du besoin, condamne le capitalisme à la surproduction. La création de richesse n’est désormais plus dépendante de l’exploitation de la force de travail mais ceci plonge le capitalisme, prisonnier de la loi de la valeur, dans une crise du profit. Ces obstacles à l’accumulation forcent le capitalisme à augmenter l’exploitation du travail et à faire de la place pour une nouvelle expansion par le biais de l’auto-destruction, de la dévalorisation massive de capital dans la crise et la guerre. Le capitalisme entre dans sa phase de décadence lorsqu’une telle destruction cannibalistique fait partie intégrante de son cycle d’accumulation. Il est décadent, non pas parce qu’il ne connaît plus de croissance – il s’est énormément développé et a profondément modifié la composition des classes sociales et les conditions dans lesquelles elles luttent -, mais en raison de cette croissance, de sa recherche avide de profit, du fait qu’il est devenu auto-destructeur. Il est décadent parce qu’il est obligé de lancer des centaines de millions d’êtres humains dans le chômage et la pauvreté parce qu’il ne peut en extraire du profit ; à cause de la productivité qui pourrait rencontrer tous les besoins. Il est décadent parce que son besoin de dévalorisation le conduit irrémédiablement à la guerre et à la violence incessantes. Le capitalisme ne peut être réformé ; il ne peut être humanisé. Lutter à l’intérieur du système est illusoire : le capitalisme doit être détruit.
Le capitalisme est aussi décadent parce qu’il a généré les conditions pour son propre remplacement par une nouvelle société. La science et la technologie, accouplées à la loi de la valeur, et à sa marchandisation de toute la vie, ne sont pas libératrices en elles-mêmes. Mais la classe ouvrière en mouvement, est, par sa condition même à l’intérieur du capitalisme, forcée à se libérer de l’aliénation auquel ce capitalisme, en tant que rapport social, la soumet, et est donc l’élément porteur d’un projet de société libérée de la loi de la valeur, et de la division de la société en classes.
Un tel projet n’a jamais existé dans l’histoire. Si la révolution russe a bien été une révolution prolétarienne, elle n’a pas débouché sur une société communiste. Le soi-disant « communisme » de l’ex-bloc de l’Est, comme celui de la Chine ou de Cuba, n’est rien d’autre qu’une manifestation du capitalisme d’Etat. En effet, l’émergence à l’échelle historique d’une nouvelle société ne peut être réalisée que par la négation totale du capitalisme, et par l’abolition des lois qui régulent le mouvement du capital. Une telle société nouvelle implique une transformation profonde de la relation de l’homme à lui-même et aux autres, des individus à la production, à la consommation, et à la nature ; elle implique une communauté humaine au service du développement et de la satisfaction de tous les besoins humains.
Perspective Internationaliste paraît une à deux fois par an en français et en anglais. Un abonnement peut être obtenu à une de nos trois adresses. Nous pouvons vous envoyer la revue via le net.
Nous engageons tous nos lecteurs à nous faire parvenir leurs commentaires sur les positions et analyses exprimées dans nos publications. Le développement d'un milieu politique prolétarien au niveau international dépend de la discussion la plus large possible et de la confrontation des idées.
Le site internet : www.internationalist-perspective.org/PI/ (en français et en anglais)
Notre blog IPPI est un lieu de discussion et de confrontation des idées en élaboration.
En français : le blog ippi : http://ippi.over-blog.com/
En anglais : http://internationalist-perspective.org/blog/
Ecrire sans autre mention à :
|
DESTRYKER BP 22 11310 LA HULPE BELGIUM
|
|
AM PO Box 40231 S.I., NEW YORK, 10304 USA |
|
PO Box 47643 DON MILLS, ON M3C 1P0 CANADA |
Editeur responsable : F. Destryker, 12B, av du Beau Site – 1310 LA HULPE
Nous pouvons vous envoyer, via email, des articles anciens de PI.
Contacter ippi@skynet.be ...
« Etre radical, c’est saisir les choses à la racine.
Mais la racine pour l’homme, c’est l’homme lui-même ».
Karl Marx